Bar et restaurants : le protocole sanitaire reste le même ?

Alors que Jean Castex et Olivier Véran doivent s’exprimer ce lundi 6 décembre à 19h lors d’une conférence de presse, Le Parisien révèle que le protocole sanitaire ne devrait pas changer pour les bars et restaurants.

Que vont annoncer Jean Castex et Olivier Véran ce lundi 6 décembre à 19h lors de leur nouvelle conférence de presse ?

Face à la multiplication des cas de covid-19 dans le pays et l’émergence du variant Omicron en France, le gouvernement s’est réuni ce midi lors d’un conseil de défense sanitaire. Le Premier ministre et le ministre de la Santé comptent donc détailler les mesures retenues par l’exécutif ce soir à partir de 19h.

D’après Le Parisien et BFMTV, le protocole sanitaire devrait être renforcé dans les écoles primaires.

En revanche, Le Parisien indique que le protocole sanitaire ne devrait pas changer pour les bars et restaurants. Le secteur redoutait en effet la mise en place de nouvelles jauges, un possible couvre-feu ou encore le renforcement des contrôles. Selon le quotidien, l’exécutif n’aurait donc pas retenu ces pistes, préférant – encore à ce stade – maintenir le protocole sanitaire actuellement en vigueur dans les bars et restaurants. Pour rappel, à ce jour, la présentation du pass sanitaire est obligatoire pour entrer dans un bar ou un restaurant.

Jean Castex et Olivier Véran prendront donc la parole ce lundi à partir de 19h afin de préciser les nouvelles mesures décidées par l’exécutif.

Plus de détails sur www.restoteam.fr

Resto-Basket à Saint-Quentin, le patron affiche leurs photos sur Facebook

Partagée plus de 1600 fois, la publication fait actuellement le tour de la toile

La mauvaise idée : partir sans payer dans un établissement quel qu’il soit. Mais encore plus quand votre visage a été filmé toute la soirée. Jeudi 28 juillet, le Golden à Saint-Quentin était victime de clients qui sont partis sans payer. Le lendemain, ils étaient en photo sur facebook. Leur visage caché par un emoji de crotte… pour l’instant.

« Voleurs en vue ».

C’est le titre du message publié vendredi 29 juillet par le Golden pub, établissement bien connu du centre-ville de Saint-Quentin.

Huit individus ont consommé dans l’établissement et sont parties sans payer. Une pratique connue sous le nom de « resto-basket ».

Comme le souligne l’établissement  : «  ces huit personnes au caractère moral douteux, qui se sont octroyé le droit de partir sans payer; ont hélas pour eux, été filmés et pris en photos par nos systèmes de surveillance. »

La photo est donc diffusée sur les réseaux sociaux. Les visages ont été cachés par des émojis caca. «  Parce que les petits cacas sur les visages, ça va bien 5 minutes pour qu’ils puissent eux-mêmes se reconnaître; nous laissons à ces sympathiques individus (qui pensent qu’on travaille tous pour rien et qu’on peut se faire plaisir avec le labeur des autres), deux jours afin de venir régler leur grosse ardoise  », explique l’établissement.

Le Golden laisse deux jours aux clients indélicats pour venir payer la note. Autrement, les visages seront dévoilés. «  Sous les petits cacas, on voit clairement vos visages, et nous diffuserons bien sûr largement ces derniers sur les dits réseaux. Et on espère bien que cela pourra servir aussi à nos collègues de la restauration et du bar, ou à d’autres commerçants, à grave se méfier de vous  », avertit le message.

Avec ce message, le Golden tient aussi à mettre en garde les clients qui auraient l’idée de partir sans payer. «  Le resto-basket n’est pas quelque chose de « cool », ni de « marrant ». Comme tout vol, vous mettez des personnes en galère par votre égoïsme et votre inconsidération. » C’est aussi à cause de cette pratique que les restaurateurs encaissent directement les notes. «  À ceux qui se demandent encore pourquoi on encaisse les tickets directement, voici clairement un élément de réponse factuel. »

En vingt-quatre heures, le post sur Facebook a été partagé plus de 800 fois et a suscité près de 150 commentaires.

Comment obtenir une étoile verte Michelin ?

Le Guide MICHELIN a créé l’étoile verte pour récompenser les restaurants qui mettent l’accent sur la durabilité. Mais comment obtient-on ce précieux label ?

Qu’est-ce que l’étoile verte ?

L’étoile verte est une récompense décernée aux établissements leaders en termes de durabilité. Elle est destinée aux chefs qui se montrent responsables de leurs normes éthiques et environnementales.

En travaillant avec des fournisseurs et des producteurs éthiques afin d’éviter les déchets, en faisant le maximum pour éliminer le plastique et les autres matériaux non recyclables de leur chaîne d’approvisionnement.

Que font les restaurants étoiles vertes ?

De nombreux chefs travaillent en étroite collaboration avec des cultivateurs, des éleveurs et des pêcheurs. Ils font de la cueillette sauvage dans les bois, ils ont leurs propres animaux et ils cultivent leurs propres fruits et légumes. Différents chefs s’intéressent également aux méthodes d’agriculture régénératrice, comme le travail avec les forêts alimentaires.

Ils vont souvent au-delà des considérations environnementales. Ils sont également attentifs à la qualité de vie de leur équipe, ainsi qu’à l’ambition de s’impliquer dans des projets éducatifs et des initiatives locales et durables.

Qui peut prétendre à une étoile verte MICHELIN ?

Tout restaurant figurant dans le Guide MICHELIN. Donc à la fois les assiettes MICHELIN, les Bib Gourmands et les étoiles MICHELIN.
Que recherchent les inspecteurs pour attribuer une étoile verte MICHELIN ?

Il n’existe pas de formule spécifique pour l’attribution d’une étoile verte.

Chaque restaurant et son environnement ont leurs propres spécificités.

Les inspecteurs recherchent ceux qui sont à la pointe de la durabilité, en tenant compte des critères suivants :


L’utilisation d’ingrédients locaux et de saison et leur empreinte écologique

Les déchets alimentaires

Le traitement et recyclage des déchets généraux

La gestion durable

Le bien-être des employés

Quand l’étoile verte MICHELIN a-t-elle été créée ?

L’étoile verte a été dévoilée en 2020, mais c’est lors de l’édition 2021 de différentes sélections dans le monde entier que l’étoile a été réellement déployée.

Uber Eats condamné à payer 9,5 millions d’euros à plusieurs restaurants

Uber Eats a accepté un règlement de 10 millions de dollars après avoir facturé trop de frais de commission et répertorié des restaurants de Chicago dans sa plateforme sans l’autorisation de ces établissements. Les propriétaires obtiendront automatiquement des remboursements pour les frais de commission surchargés, qui pourraient représenter des centaines ou des milliers de dollars pour certains restaurants, ont déclaré des responsables de la ville.

CHICAGO – Uber versera à la ville et aux restaurants locaux environ 9,5 millions d’euros pour régler une enquête sur la pratique de l’entreprise consistant à publier des restaurants sur sa plateforme sans leur permission, ainsi que sur les violations du plafond des frais de commission que la ville avait imposé durant la pandémie.

Cette enquête débutée il y a deux ans a révélé que l’entreprise facturait aux restaurants des frais de commission supérieurs à 15%. La ville avait à l’époque mis en place des plafonds sur ces types de frais, en 2020 et à nouveau en 2021, afin de protéger les restaurateurs durement touchés par la crise sanitaire.

Ces mesures n’ont pas exclusivement été prises à Chicago mais bien dans une majorité de grandes villes américaines et avec des plafonds autour de 15%. On est en droit de regretter qu’aucune autorité publique en Europe n’ait jugé utile de prendre de telles mesures.  

La société de livraison versera à la ville 1,5 million d’euro pour couvrir les frais de son enquête.

« Les restaurateurs et les travailleurs de Chicago travaillent avec diligence pour bâtir leur réputation et servir nos résidents et nos visiteurs. C’est pourquoi notre industrie hôtelière est si essentielle à notre économie, et elle ne fonctionne que lorsqu’il y a transparence et prix équitables », a déclaré la maire Lori Lightfoot dans un communiqué. « Il n’y a pas de place pour les pratiques trompeuses et déloyales. »

Le règlement intervient simultanément avec l’annonce de l’arrêt des pratiques courantes de la part de Uber consistant à publier des menus sur des plateformes tierces, qu’un propriétaire de restaurant y ait consenti ou non.

La ville poursuit également d’autres sociétés de livraison de repas actives à Chicago, GrubHub et DoorDash, pour certaines pratiques similaires.

Les restaurants facturés au dessus des 15% decommission en 2020 et 2021 seront automatiquement remboursés par Uber, ont déclaré des responsables de la ville.

Dînez détendu: Profitez d’un service de baby-sitting gratuit dans ce restaurant

Le restaurant Les Fils à Maman, situé sur les Grands boulevards à Paris, a lancé un service de baby-sitting une fois par mois pour les parents qui souhaitent profiter d’un bon repas sans avoir à s’inquiéter de la garde de leurs enfants.

Pour le prix d’un menu enfant, les petits sont pris en charge par deux animateurs professionnels qui s’occupent d’eux pendant que les parents se délectent d’une cuisine française de qualité dans le restaurant. Les enfants sont nourris et divertis avec des activités variées, telles que des sculptures en ballon, des tours de magie, des spectacles de clown et des coloriages, de quoi les occuper et leur faire passer une soirée agréable.

Le service est totalement gratuit et est réservé aux enfants âgés de trois ans et plus. Les réservations peuvent être effectuées en ligne ou par téléphone, car le nombre de places est limité à 16 enfants. Les dîners des parents sont organisés une fois par mois, les vendredis 10 février, 10 mars, 7 avril et 12 mai, dans le bar des Fils à maman, situé juste à côté du restaurant.

La directrice marketing du restaurant, Marion Gallaine, a souligné que les enfants repartent avec des cadeaux après une soirée bien remplie, pour prolonger l’expérience et garder un souvenir agréable de leur soirée.

Le concept des « dîners des parents » a été mis en place pour offrir aux parents la possibilité de passer une soirée agréable et relaxante sans avoir à s’inquiéter de la garde de leurs enfants. Cette initiative est également un moyen pour le restaurant de se démarquer et d’offrir une expérience unique à ses clients.

En somme, le service de baby-sitting proposé par Les Fils à Maman est une excellente opportunité pour les parents qui veulent passer une soirée en amoureux, entre amis ou en famille, en toute tranquillité d’esprit. Les enfants seront entre de bonnes mains et pourront profiter d’une soirée remplie d’activités amusantes !

USA : Le modèle de l’abonnement appliqué au coffeeshop

Blank Street Coffee : La Révolution de l’Abonnement dans le Monde du Café

Depuis sa création en 2020 dans un parking de Brooklyn, Blank Street Coffee, chaîne de cafés américaine, ne cesse de croître. Fondée par Issam Freiha et Vinay Menda, deux passionnés venus du Liban et des Émirats Arabes Unis, cette entreprise a débuté par un simple stand de café mobile avant de se transformer en petit phénomène comptant aujourd’hui 74 boutiques à New York, Boston, Washington et Londres.

Inspiré par l’Asie, Nourri par l’Ambition

L’inspiration pour Blank Street vient des modèles de restauration rapide et mobiles d’Asie, une vision que les fondateurs ont voulu transposer aux États-Unis. Ce dynamisme s’est concrétisé par l’ouverture rapide de leur premier café fixe à Williamsburg, suivie d’une expansion fulgurante soutenue par des investisseurs de renom.

Une Nouvelle Approche du Café : l’Abonnement

Dans un contexte économique où les startups privilégient les modèles d’abonnement pour assurer des revenus réguliers, Blank Street Coffee l’applique à son business model par son programme « Regulars », attirant déjà environ 5 000 membres et 4 000 autres en liste d’attente. Pour un tarif hebdomadaire de 8,99 dollars, les clients ont droit à 14 boissons parmi les classiques et pour 17,99 dollars, ce choix est étendu à toute la carte. Une offre qui pourrait concerner bientôt 30 à 40% de leur clientèle selon Menda.

Une Stratégie Adaptée à la Demande

Consciente de l’impact potentiel de ce programme sur ses baristas et ses cafés, la chaîne limite le nombre de membres pour ne pas saturer ses établissements. Cette démarche montre une volonté d’équilibrer innovation et qualité de service. D’ailleurs, pour gérer la demande croissante, Blank Street envisage de repenser entièrement l’amménagement de ses cafés.

Expansion Internationale et Défis Concurrentiels

Blank Street a récemment lancé son programme d’abonnement à Londres, où la compétition est rude, notamment avec Prêt-A-Manger et son propre programme de café, Club Prêt, déjà disponible en France.

Une Réponse aux Tendances du Marché

L’attrait de Blank Street ne réside pas seulement dans son concept d’abonnement. La chaîne se distingue également par ses prix compétitifs, proposant des lattes et des cold brews à des tarifs inférieurs à ceux de ses concurrents comme Dunkin’ et Starbucks. Cette stratégie, couplée à des coûts opérationnels réduits grâce à des espaces plus petits et une automatisation partielle, permet à Blank Street de s’imposer comme un acteur compétitif.

Vers un Avenir Plus Connecté et Accessible

La flexibilité de Blank Street, résultant de sa jeunesse relative sur le marché, lui permet d’expérimenter et d’adapter son programme d’abonnement. Avec des projets d’expansion incluant des plans familiaux et de groupe, la chaîne montre une volonté d’innover et de répondre aux besoins variés de ses clients.

En conclusion, Blank Street Coffee n’est pas juste une chaîne de cafés de plus ; c’est un symbole de l’évolution du marché, où l’abonnement et la personnalisation du service client deviennent des leviers essentiels. Dans un monde où les habitudes de consommation évoluent rapidement, Blank Street semble avoir trouvé la recette pour séduire et fidéliser une clientèle exigeante et consciente des enjeux économiques actuels.

Domino’s Pizza fait ses adieux à l’Italie : les raisons d’un échec

Les commentaires ne sont pas surprenants, dans la presse anglo-saxonne, de la BBC au Financial Times : il semblait impossible que la pizza américaine ne puisse pas percer en Italie, et c’est pourtant ce qui s’est passé. Domino’s Pizza dit au revoir à l’Italie : le dernier restaurant de la chaîne qui a débarqué dans le pays il y a sept ans a fermé.

Dans les plans initiaux, il était prévu d’ouvrir 880 points de vente. Mais les projections ont été freinées avec à peine 30 restaurants, entre la gestion directe et la franchise. La concurrence locale n’a pas été battue, même dans le service de livraison à domicile, qui s’est accru pour tous en période de pandémie. Les pizzas italiennes, même ramenées à la maison, l’emportent sur la marque américaine : les saveurs particulièrement originales, à l’image de la pizza au barbecue, n’ont pas percé.

Les déclarations officielles mettent en évidence des causes externes : « La pandémie de Covid-19 et les restrictions prolongées qui en ont résulté ont gravement endommagé ePizza (la filiale italienne de Domino’s Pizza) ». Le président et principal actionnaire Marcello Bottoli n’a pas fait de commentaire lorsqu’il a été contacté par le Financial Times.

« Ouvrir un Domino’s pizza en Italie, c’est comme essayer de vendre de la neige au pôle Nord »

Domino’s Pizza a été fondée dans le Michigan en 1960, vaut plus de 14 milliards de dollars, est cotée en bourse et compte plus de 18 300 magasins dans plus de 90 pays : elle est arrivée en Italie en 2015 avec un accord de franchise avec ePizza SpA. Il Sole 24ore cite un rapport aux investisseurs accompagnant les résultats d’ePizza pour le quatrième trimestre 2021 : « Nous attribuons le problème à une forte concurrence sur le marché de la livraison de nourriture, avec des chaînes organisées et des restaurants qui livrent de la nourriture, des services et des restaurants qui rouvrent après la pandémie ». Selon le même journal, l’entreprise aurait accumulé 10,6 millions d’euros de dettes à la fin de 2020. La procédure de faillite, qui compte environ 600 créanciers, est ouverte au tribunal de Milan. L’application et le site internet pour les commandes ne fonctionnent plus.

Les commentaires et les rires ont fusé sur les médias sociaux. Le journaliste Dave Jamieson a tweeté : « Je me suis toujours demandé comment Domino’s pouvait survivre dans le New Jersey, et encore moins en Italie. » Également vu sur les réseaux sociaux : « Ouvrir un Domino’s pizza en Italie, c’est comme essayer de vendre de la neige au pôle Nord ». Face au succès d’autres chaînes internationales installées en Italie, de McDonald’s à Starbucks, la pizza semble être plus intouchable que le café.

Comment recruter un bon chef cuisinier ?

Recruter un chef cuisinier est une entreprise complexe mais cruciale dans la gestion d’un restaurant. Dans cet article, nous allons succinctement résumer les conseils émanant de divers professionnels de l’hôtellerie-restauration en matière de recrutement d’un chef cuisinier.

1. Entretien téléphonique initial

Pour dénicher les meilleurs candidats, un entretien téléphonique préliminaire offre l’avantage de surmonter les obstacles liés à la distance, permettant ainsi de se concentrer sur les profils recherchés.

2. Non-divulgation initiale des spécialités

Évitez de dévoiler immédiatement les spécialités du restaurant. Un chef astucieux aura probablement effectué des recherches préalables sur votre établissement. Cela stimule également sa créativité en l’incitant à imaginer comment il pourrait contribuer à votre cuisine.

3. Fiche de poste détaillée

Comme pour tout recrutement, la définition d’une fiche de poste, ou fiche de fonction, est cruciale. Cette fiche, expliquée lors de l’entretien, détaille les tâches, les horaires, et la fréquentation de l’établissement, fournissant ainsi un cadre clair.

4. Questions ciblées et évaluation des compétences transférables

Préparez une liste de questions précises visant à évaluer les compétences transférables du candidat. Comprenez son degré d’autonomie dans ses précédentes expériences, sa capacité à travailler seul, et son rôle au sein de la cuisine.

5. Traits à rechercher chez le candidat

Identifiez les caractéristiques essentielles chez le candidat, telles qu’un talent culinaire affirmé, une créativité prononcée, une bonne condition physique, un sens aigu de la gestion, et une véritable curiosité. Enfin, concluez par un test en cuisine avec un plat imposé pour évaluer ses compétences pratiques.

Pour maximiser vos chances de recevoir des CV de qualité et de trouver le chef cuisinier idéal pour votre établissement, n’hésitez pas à explorer notre solution de recrutement. En suivant ces conseils éclairés, vous pourrez mettre en place un processus de recrutement efficace et identifier le candidat parfait pour mener votre cuisine vers de nouveaux sommets.

Salt Bae, contraint de fermer son restaurant new-yorkais

Salt Bae, le chef turc mondialement connu pour son geste iconique, a été contraint de fermer son restaurant Salt Bae Burger à New York après seulement trois années d’existence. Les critiques acerbes et les allégations de discrimination ont finalement eu raison de l’établissement, qui avait même été désigné comme le « pire restaurant de New York » par le site Gothamist.

En 2017, Nusret Gökçe, alias Salt Bae, avait fait sensation en publiant une vidéo sur Instagram dans laquelle il saupoudrait du sel sur un steak de manière très… particulière. Il avait immédiatement fait le buzz et s’était vu affubler du célèbre surnom de « Salt Bae » (Bae: abbréviation de Babe en anglais). En 2019, il avait ouvert un restaurant de hamburgers à Dubaï, suivi d’un autre à New York l’année suivante.

Au menu de son établissement new-yorkais, tout n’était que luxe et décadence. Des milkshakes recouverts d’or à 99 dollars (environ 90 euros), en passant par la fameuse côtelette dorée au prix de 100 dollars (environ 91,55 euros), sans oublier les « burgers pour femmes » gratuits avec des petits pains roses.

Cependant, ces derniers n’ont pas été bien accueillis par le public, qui les a qualifiés de « sexistes ». Le gérant du restaurant a tenté de justifier cette initiative en déclarant qu’il souhaitait simplement « complimenter les femmes ». Mais le site gastronomique américain Eater n’a pas mâché ses mots en affirmant que le restaurant avait « tout le charme d’un hangar à avions ». Salt Bae lui-même prétendait que ce plat avait été très apprécié à Dubaï et qu’ils ne voyaient pas en quoi il était sexiste.

Au cours des derniers mois, le comportement de Nusret Gökçe et le service de son restaurant Salt Bae Burger ont été vivement critiqués. Pour avoir la chance de voir leur steak saupoudré de sel par le célèbre chef en personne, les clients devaient débourser l’équivalent de 550 euros/personnes.. Un petit caprice qui, selon certains, ne valait pas la peine. Un client mécontent a partagé son expérience en décembre 2022, décrivant comment Salt Bae ne prêtait aucune attention aux convives et restait constamment au téléphone avec ses AirPods. « Le personnel était très impoli et la nourriture n’était même pas bonne », a-t-il témoigné.

Un adieu salé

Le restaurant Salt Bae Burger a ainsi été qualifié de « pire restaurant de la ville », ce qui a scellé le destin de l’établissement new-yorkais. Après seulement trois ans, l’aventure américaine de Salt Bae s’est brusquement achevée.

En avril, le site d’information Insider a enquêté sur des allégations de discrimination émanant d’anciens employés des restaurants de Nusret Gökçe. Neuf anciens employés ont accusé Salt Bae d’être un « tyran ». Son avocate, Christy Reuter, a tenté de minimiser ces allégations en déclarant qu’elles avaient déjà été évoquées lors de « précédents procès où les revendications avaient été contestées et résolues depuis longtemps ».

Ainsi, Salt Bae, autrefois adulé pour son style unique et son talent pour assaisonner les viandes, a vu sa première aventure sur le sol new-yorkais s’effondrer sous le poids des critiques et des controverses. Il devra maintenant faire face aux conséquences de ces fermetures et espérer rebondir dans le futur.

Certains se réjouissent de cette fermeture, considérant que cette starification détourne l’attention de l’essence culinaire authentique. D’autres la regrettent, considérant que SaltBae aura réussi à créer des expériences mémorables, un spectacle original, un personnage unique et qu’on apprécie ou non ce phénomène, il pourrait inspirer certains chefs dans leurs carrières.

SaltBae Soirée Barbecue

10 astuces pour augmenter ses marges et la rentabilité de son restaurant

Source image : Koust.net

Il est commun de penser qu’un bon chef fera un bon restaurateur. Beaucoup se lancent dans l’aventure sur cette base. Néanmoins, tous ne connaissent pas la même success story et les faillites sont nombreuses.

Qu’est-ce qui distingue la réussite d’un établissement d’un échec ?

Un bon restaurateur est avant tout un bon gestionnaire. Mais ne vous affolez-pas, cela s’apprend.

Ma Brigade vous liste dix astuces pour augmenter les marges et la rentabilité de son établissement. Ces astuces sont réparties en deux aspects essentiels. D’une part, la gestion des ventes et des dépenses. D’autre part, la gestion de sa clientèle.

Gestion des ventes et des dépenses

1. Développer son sens de la négociation

Apprenez à négocier les meilleures conditions auprès de vos fournisseurs. Qu’il s’agisse de profiter des promotions de saison, d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix ou d’assurer le respect des délais de livraison, cette astuce est indispensable pour optimiser vos dépenses.

La négociation passe également par le contrôle des livraisons. Assurez-vous que la marchandise fournie remplisse vos exigences tant qualitatives que quantitatives.

2. Une bonne gestion des stocks

‍La réalisation d’un inventaire complet mensuel vous permet d’évaluer vos stocks et vos besoins. Cela vous permettra également d’ajuster correctement vos fournitures.

‍3. Contrôler sa marge brute

‍Dans l’hôtellerie-restauration, la marge brute est le premier indicateur de performance à considérer. La marge brute – chiffre d’affaires hors taxes (ventes réalisées) diminué des coûts matières hors taxes correspondantes – doit impérativement être positive pour être rentable.Pour rappel, il est interdit de vendre à perte.

‍4. Réalisez des fiches techniques de vos plats

‍La fiche technique d’un plat est un résumé de l’état de chacune des recettes. C’est un outil d’organisation incontournable en restauration permettant à un gestionnaire d’ajuster les coûts de revient de chaque recette, de contrôler la production des plats en cuisine et de contrôler les gaspillage

5. Gardez vos charges opérationnelles à l’œil

Les charges opérationnelles sont les dépenses liées au fonctionnement de votre établissement. Elles incluent les charges d’approvisionnement, de main d’œuvre, de consommation énergétique. Ces charges sont variables et pour cette raison ne doivent absolument pas être perdues de vue pour garder l’équilibre de votre rentabilité.

Gestion de la clientèle et du personnel

6. Fidélisation de votre clientèle

Fidéliser votre clientèle vous permettra de développer une base de clients réguliers. Un accueil chaleureux est fondamental. Incitez le client à revenir en le traitant comme des hôtes privilégiés. En leur proposant un service inoubliable, vous sèmerez chez eux l’envie de revenir.

7. Présentation de vos menus

Vous y gagnerez à opter pour une carte avec une liste de plats limitée. Cela facilitera votre gestion des stocks et la vie de votre personnel. Une carte simple est souvent synonyme de qualité. Attention, à ne pas fatiguer vos habitués en adaptant la carte régulièrement.

8. Taux de remplissage

Optimiser votre taux de remplissage sera un facteur déterminant. De la prise de commande à l’encaissement, une organisation bien rodée augmentera sensiblement votre capacité de couverts.

9. Marketing

Nombreux sont les outils qui permettront d’augmenter la visibilité de votre établissement. Du bouche-à-oreille à internet, décuplez vos ressources pour vous faire connaitre et vous démarquer de la concurrence. De nouveaux outils sont non négligeables (site Internet attrayant et/ou présence sur les réseaux sociaux).

10. Misez sur votre personnel

La dernière astuce et non des moindres est la gestion du recrutement et de vos équipes. Votre personnel est le reflet de votre accueil et de l’identité de votre établissement. Cultivez un sentiment de bien-être et développez une cohésion d’équipe. N’hésitez pas à recruter et investir dans votre personnel, cela fera la différence et se ressentira auprès de votre clientèle.

Vous êtes à la recherche d’un emploi à la veille de la réouverture et avez cette motivation ?

Appliquez ces 10 astuces et cela vous aidera à réduire considérablement vos dépenses et d’augmenter votre ticket moyen et donc d’augmenter vos marges et votre rentabilité.